Femme de ménage

07/12/1916 : Je ne fais plus du tout le ménage. Ce dont je ne suis pas fâchée. Il faut bien paraît-il que je me repose. J’ai pris une femme de ménage et je n’ai plus qu’à commander pour être servie. Pourvu que ça dure. On ne crie plus après moi. Aussi je ne me fais plus de mauvais sang. Je n’ai qu’à penser à toi. Aussi je ne m’en prive pas.


06/02/1917 : La femme de ménage était là toute l’après-midi aussi je suis en retard pour mon courrier.

07/02/1917 : Après déjeuner, j’ai fait le ménage avec la femme de ménage, j’ai eu fini à 5 heures.


06/06/1917 : Ce matin, j’ai eu les fumistes qui m’ont fait beaucoup de gâchis, aussi j’ai eu à nettoyer. Ça fait trois jours que je ne vois plus ma femme de ménage.

12/06/1917 : Depuis huit jours, ma femme de ménage m’a plaqué.


10/07/1917 : La femme de ménage a renversé ma petite lampe sur mes souliers jaunes. Résultat : tout tachés de pétrole, plus mettables. Quel gâchis ! Le pétrole les a tout noircis par endroits. Le soir, mon père qui n’était pas de bonne humeur s’aperçoit d’un accident arrivé encore dernièrement par la femme de ménage. Un candélabre de la suspension qui s’est détaché. Qu’est-ce que j’ai pris !!!!

11/07/1917 : La femme de ménage faisait tellement de poussière que je suis partie travailler chez la couturière. Je viens de remonter à l’instant. A présent, je peux respirer.

08/08/1917 : La femme de ménage est derrière mon dos qui attend que j’aie fini pour faire la salle à manger. Quelle barbe ! Je suis polie, excuse moi ; même pas écrire tranquille.

09/08/1917 : Enfin, ma femme de ménage est arrivée et m’a fait manger. 


04/12/1917 : Tantôt, je viens d’aller chercher du bois, surtout, Loul, ne me gronde pas. J’espère que c’est la dernière fois. Je vais aller parler tout à l’heure à la couturière pour sa femme de ménage, et je vais écrire à la mienne qu’elle se dépêche de rentrer. Je n’en ai monté qu’une grosse et quelques petites, ce n’était pas trop lourd.

05/12/1917 : J’ai parlé à la couturière pour sa femme de ménage. Elle veut bien me monter tous les jours mon bois et mon seau de charbon. Pour le reste, je m’arrangerai bien seule en attendant la mienne. Ce que je ne pourrais pas faire, je le laisserai. Comme il vient personne à la maison, cela n’a pas d’importance.

15/12/1917 : Ce matin, j’ai reçu des nouvelles de ma femme de ménage. Elle me fixe son retour pour le 24 ou le 25. Aussi, je suis bien contente de cette nouvelle.

26/12/1917Ma femme de ménage est rentrée d’hier et elle vient à la maison tantôt. Aussi, je n’en suis pas fâchée.


15/03/1918 : J’étais avec la femme de ménage. Nous avons cru aussitôt que c’était les gothas. Nous avons été environnées d’un gros nuage et une forte odeur de poudre est venue nous saisir à la gorge. Nous nous sommes précipitées dans l’escalier et là, encore plus de fumée et une nouvelle détonation suivie d’une autre. Comme la femme de ménage se sauvait, je lui ai crié : « Restez, fermons les persiennes. » Nous avons fermé et nous étions couvertes de poussière. 

21/03/1918 : La femme de ménage m’a quitté depuis le commencement de la semaine, pour aller soigner sa belle-mère. Ça fait que j’ai un plus d’ouvrage et que je suis toujours en train de me dépêcher. Ainsi ce matin, j’ai passé mon temps au ménage et au marché et voici midi et je suis encore en retard.


03/07/1918 : Si j’avais encore la femme de ménage, ça irait tout seul ! Je n’aurais qu’à m’occuper des commissions et du déjeuner. Mais là, j’ai le ménage en plus. Je vois bien en ce moment, j’ai beau ne pas m’amuser, j’arrive juste à être prête pour midi (…) Ces jours-ci, j’espérais que la femme de ménage allait revenir (ça fait 4 mois qu’elle est partie). Eh bien, elle ne rentre pas du tout. Son beau-père a peur qu’elle ne puisse plus revenir. Est-il bête, ce bonhomme-là ! Alors comme elle est sans nouvelles de son mari depuis 6 semaines et qu’il est porté disparu, elle n’ose pas le contrarier et elle reste là-bas. Ça ne fait pas mon affaire du tout.