M. Borderel

M. Borderel dirige une entreprise de ferronnerie d’art, rue Damrémont. C’est un ami des Sevette. Il a proposé une place pour Lucien, quand il sera démobilisé.

borderel

15/05/1919 : Ce matin, ton père est venu me trouver dans ma chambre et m’a parlé d’une affaire qui pourrait t’intéresser. Voici de quoi il s’agit : Un Monsieur qu’il connait et que tu connais aussi (M. Borderel) veut faire prendre de l’extension à sa maison, pour cela il a besoin de capitaux. Aussi, il va constituer une société. Ton père en fera partie, je crois, comme administrateur. Ce Monsieur Borderel qui a besoin d’être secondé, lui a demandé ce que tu comptais faire et quelles étaient tes capacités. Ton père lui a dit que tu n’avais encore rien décidé, et que tu n’avais pas encore travaillé. Bref, ce monsieur voudrait te voir pour pouvoir causer avec toi. Ton père me disait que tu pourrais avoir une belle situation dans cette affaire-là, aussi il voudrait bien que tu viennes bientôt pour pouvoir en causer sérieusement avec toi. Ci-joint, tu trouveras la lettre que ton père a reçu ces jours derniers au sujet de cette affaire. Il a été trouver ce monsieur et c’est là qu’il a appris ce que je t’ai dis plus haut. Ton père m’a demandé quand est-ce que tu comptais venir. J’ai dit que je ne savais pas du tout. Alors il m’a dit : « Dites-lui qu’il tâche de venir bientôt, bien entendu si cela lui est possible et qu’il ne court pas de risque de se faire punir. »

18/06/1919 : J’ai reçu hier matin ta mignonne lettre du 14 ainsi que celle de M. Borderel. Je l’ai remise à ton père ce matin.

30/06/1919 : J’ai trouvé quelque chose de bien rue d’Angoulême, mais voilà, c’est que c’est bien loin de la rue Damrémont. Et ça m’ennuie pour toi qui aurait pas mal de métro à te payer.