Toto

Toto est le chat de la famille Sevette.

Toto sur le lit zomm

27/06/1917 : Un rat sur toi !!! Cela m’a mise en rage !!! Sale bête. Il n’y a rien qui me dégoute comme ça, autant faire, j’aime mieux je crois les moustiques. Quand je verrai Nounou, je lui dirais qu’il faut qu’elle t’envoie Toto.

12/08/1917 : Je suis camarade de Toto, nous nous entendons bien tous les deux.

17/08/1917 : Tout le monde est parti, je suis toute seule avec Nounou et Toto.

23/04/1918 : j’ai été me réfugier dans la cuisine, au grand scandale de Nounou ! Pense, j’avais fait peur à Toto qui n’osait plus bouger. Il était complètement ahuri. Pauvre Toto. Quel malheur ! Il n’y a que lui de froussard chez toi. Lorsqu’il entend un coup de canon, il se sauve dans la cave au triple-galop. Quel bravoure. Et dire qu’on parlait de te le donner pour emmener dans ta cagna lorsque tu étais dans l’infanterie. Je le vois d’ici.

18/07/1918 :  J’ai vu Toto, qui n’est pas dépaysé du tout chez Madame Schwab. Au contraire, il est beaucoup plus aimable que chez toi. Il se laisse caresser et ne se sauve pas (…) Loulou m’a raconté le déménagement de Toto et des plantes dans la camionnette. Ça devait être tordant. Nounou était assise dans la caisse du camion et elle tenait son « cahouchou » sur ses genoux. Les autres plantes étaient à côté d’elle. Monsieur Sevette  et Suzanne étaient devant. Suzanne tenait Toto dans un panier bien ficelé car on craignait qu’il se sauve. Tu vois d’ici ce tableau !

19/07/1918 : Toto est de plus en plus sociable. Il fait un ronron pépère lorsqu’on le caresse et ne se sauve plus.

25/09/1918 : Ta mère s’est couchée pour avoir plus chaud et pour faire passer son rhume plus vite. Elle travaille dans son lit en compagnie de Toto.

16/10/1918Pierrot nous amuse beaucoup. Toto ne peut pas le voir, il lui souffle tout le temps. Il est jaloux.

15/111/1918 : Ce matin, j’ai été réveillée par le bruit de la porte qui s’ouvrait. J’ouvre les yeux toute souriante croyant voir apparaître, comme l’autre jour, mon petit Loul chéri. J’ai été déçue, c’était Nounou qui ouvrait la porte à Toto. Hier soir, il devait y avoir une souris dans la chambre. Il ne faisait que gratter au caniveau et ne voulait plus s’en aller. Ce matin, il avait hâte de revenir. Nounou l’a trouvé devant la porte en train de miauler.

chat

Ce Monsieur Chat m’a tenu compagnie, il a même partagé mon lit. Il s’était installé sous le couvre-pied et avait l’air tout à fait ravi. Mon Loul n’est pas jaloux de ce sans-gène qui prend sa place ??? Je crois que lorsque tu seras là, nous le verrons moins souvent ! Nous nous entendons très bien. Avec moi, il fait des ronrons qui n’en finissent plus. Tu penses si je suis bien avec Nounou. C’est fou ! A midi, il était sur la table et a renversé le verre de Maman. Ça n’allait pas du tout !

18/11/1918 : Je t’écris en compagnie de Toto. Il ne me quitte plus d’une semelle. Il est couché devant le radiateur et a l’air très heureux. Hier soir, je m’apprêtais à me mettre au lit, j’avais fait ma couverture et j’étais en train de me décoiffer. Quelle n’a pas été ma stupéfaction en me retournant de voir Toto couché sur mon couvre-pieds. Il ne s’en fait plus ! Il a fait une vie pour s’en aller ! Il n’était pas content du tout.

30/11/1918 : J’ai oublié de te raconter ces jours-ci les exploits de Toto. Il m’a apporté un rat dans ma chambre. Nous étions tous dans la salle à manger, nous venions de finir de dîner lorsque nous avons entendu une galopade dans le couloir et dans l’escalier et Nounou affolée crier. Nous avons tout de suite pensé que Toto avait attrapé un rat et qu’il s’était sauvé avec en haut. Nous avons attendu un petit moment et nous sommes montés les uns derrière les autres en peaux-rouges voir ce qu’il se passait. Il était dans notre chambre sur un de nos tapis, tout victorieux, allongé devant sa victime qui gisait sous le lit. Il avait mis la chambre tout en désordre. Il avait dû mener une bataille acharnée ! J’avais mon linge sur mon lit que je venais de rapporter de chez la blanchisseuse, il était tout piétiné et tout déplié. Les coussins des fauteuils étaient par terre. Il y avait du sang sur un tapis. Tu penses si Nounou était contente et fière de son chat ! On a pris le rat avec des pincettes et on l’a jeté dans la rue. Maintenant, j’ai soin de fermer ma porte lorsque je descends !