Cousine de Longuyon

Gabrielle Renée Sevette est née en 1895 à Longuyon.

Son père, Alfred Auguste Amand Sevette est le frère de M. Frédéric Sevette. Il est contrôleur des services techniques de chemins de fer de l’Est à Longuyon.

Sa mère, Hélène Barrère était également employée au télégraphe.

Portrait Gabrielle Sevette 1949
Gabrielle Sevette en 1949

24/01/1916 : j’ai été passé l’après-midi chez tes parents. C’est encore un bon moment que j’ai passé. Malgré tout, cela me semble tout drôle d’aller chez toi et de ne pas te trouver. J’ai fait connaissance de ta tante et de ta cousine de Longuyon.

02/05/1916 : En sortant de la gare, j’ai trouvé tes parents et je leur ai annoncé la mauvaise nouvelle. Nous étions tout plein ! Ton père, ta mère, SuzanneLoulou, ta cousine Gabrielle et Cécelle. Comme tu vois, tu n’aurais pas été tout seul.

21/10/1916 : Je vais terminer là ma lettre car je vais chez Loulou retrouver Suzanne et ta cousine Gabrielle.

05/06/1917 : Ça me fait penser que Gabrielle voulait me couvrir de bleus hier, soi-disant que c’était pour se venger de toi, tu lui avais même presque permis puisque lorsqu’elle t’avait dit : « Je me vengerai sur Germaine », tu as répondu : « Ça m’est égal ». Merci chéri ! Heureusement que Gabrielle n’a pas mis sa promesse à exécution, sans quoi… je te les aurais rendu avec mes dents. Pauvre coco ! Je te ferai toujours enrager !

21/02/1918 : Gabrielle a été pareillement ennuyée le matin. Ceux-là voulaient absolument qu’elle leur donne de l’argent. Pour s’en débarrasser, elle leur a donné 2 tickets de métro. C’est à être dégoûtée de sortir. On est même pas tranquille en plein jour. Qu’est-ce que cela doit être le soir. 

01/07/1918 : Je me serais débrouillée pour travailler. En ce moment, il ne manque pas de place. Il y a beaucoup de personnes parties. Une place comme Gabrielle m’aurait bien convenu. On ne gagne certainement pas des milles et des cents, mais je trouve que 200f par mois, c’est déjà gentil, surtout que l’on est très libre.

17/07/1918 : Tes parents ont dû partir ce matin au Mesle. Nous deux, Loulou et moi, nous partirons que le 3 Août. Gabrielle doit venir aussi pour quelques jours en même temps que nous. Tu penses si elle est contente. Ça va être presque un pensionnat de jeunes filles que tes parents vont avoir.

01/10/1918 :  Gabrielle vient de venir me dire au revoir, elle m’a chargée de bien t’embrasser.