Cette place que tu envies tant

Paris, Le 7 Mars 1916

Mon petit chéri,

Je viens de recevoir ce matin ta gentille lettre du 26 qui a été des mieux accueillies. En ce moment, les lettres sont bien longues à venir aussi lorsque j’en reçois, je suis doublement contente qu’auparavant.

J’ai facilement deviné à la place de quelle photo tu voudrais être, cette fois-ci. L’autre jour, je n’y ai pensé qu’après avoir écrit.

Je comprends pourquoi tu me disais « pas les dernières ». En effet, elles sont un peu trop grandes. Cette place que tu envies tant, mon petit chéri, est, et ne sera que toujours pour toi. Après s’être faite attendre, elle en sera que meilleure, n’est-ce pas mon chéri ?

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J’espère que tu es toujours en bonne santé et que tu n’as pas trop vilain temps. Hier soir, nous avons encore eu de la neige.

En attendant de tes bonnes nouvelles, je t’envoie mon petit Loulou chéri, mes baisers les plus doux. Celle qui pense bien à toi,

Germaine

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